samedi 26 mai 2018

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Impressionné par ces individus, moins rare qu'on ne le jugerait, pour qui la société est d'abord un curieux spectacle qui vous retient d'entrer en scène.

Journées

Débutaient ce matin, Les journées mycologiques. Mon voisin, un guide, m'en parle depuis dix jours. Il m'en a fait le portrait comme je lui disais mon intention d'aller courir quarante kilomètres au départ de Puente, manifestation que j'avais  trouvée annoncée à l'office du tourisme de la station de ski.
-Mais enfin, tu n'y penses pas, nous allons quêter des champignons, jouer de l'orgue, boire et si tu tiens à marcher, nous marcherons!
Ainsi me suis-je retrouvé, à dix heures, trop tôt à mon goût, sur la place, parmi une cinquantaine de personnes, saluant le maire (qui est allé me chercher des jumelles), Sanz, Pilar, bref, les habitants réels du village, lesquels tirés à hue et à dia par de amis de rencontre, me plantèrent là. Un peu raide, ne sachant que faire de mes mains, de mes yeux, puis jugeant que je j'avais l'âge de passer outre ces complexes adolescents, inerte, content, en attente, je regardais venir. Vint Alejandro, le guide, un petit gabarit, du reste bel homme. Assis sur le mur de l'ancienne école primaire, il organisa deux groupes, l'un partant pour la cueillette des champignons, l'autre pour le repérages des oiseaux. Il y avait là des familles du village que je ne croise pas au quotidien, des habitants de Puente, un couple anglophone, lui en sandales, elle affectant ce sourire plat des Saxons et, que je distinguais aussitôt, une femme pleine de qualités, je parle de son physique. Sur le pont qui traverse la Lubière, les meneurs, un ornithologue et un biologiste distribuent à qui le veut des livres de plantes et des anthologies de rapaces, puis nous avançons le long de la rivière, faisant étape chaque fois que vole un spécimen notoire ou qu'une fleur mérite commentaire. S'installe alors un jeu de regards - du moins, il me semble - qui consiste pour cette femme et moi-même à faire comme si - quoi? - nous ne nous étions pas remarqués. Ce qui me vaut, chose parmi toutes effrayantes, de prendre l'initiative. Après quoi, l'échange premier, banal, rondement mené, je dois par force constater: mon problème est certain, seules m'intéressent les femmes à problème. Oh, nous parlons! Mais sans l'air d'y toucher, avec des yeux froids. Cependant passe un vautour, nous étudions la marguerite jaune et une vipère échouée au milieu du groupe que vient de neutraliser un colossal berger des Pyrénées appartenant à un "insumiso", en traduction, un hippie néo-rural. Au gré des haltes, je me déplace ici et là, nouant des conversations, pour revenir vers une autre femme, moins raide dans ses propos, disons confiante, qui, par chance, se trouve être de l'amie de la précédente. Lesquelles, après une discussion polie sur le D.F. de Mexico me demandent ce que je fais. Alors la fille froide (je caricature), s'exclame : "mais moi aussi, je suis écrivain!" A en juger par les propos suivants, je veux la croire, du moins sait-elle ce qu'il en est de l'écriture. La balade terminée, nous entrons dans le bar du village (il ouvre pour l'occasion, les prix se chiffrent en centimes) où j'explique que je comptais courir ces quarante kilomètres et que c'est le voisin, Alejandro, qui m'en a dissuadé.
-Les... Demain? Nous y serons. Tu viendrais?
Aussi ai-je pris la voiture pour aller retirer in extremis un dossard, et de retour à Agrabuey, j'ai suivi dans les rues la "ronda", coutume qui consiste pour une bande floklorique à jouer dans les rues en se faisant offrir des gourdes de vin, du chorizo et des olives.

vendredi 25 mai 2018

Visions

L'éthique marchande et l'esprit du capitalisme, le football, troisième économie mondiale. De la servitude volontaire... pour paraphraser un autre visionnaire.

Villes

Villes universelles. C'est à dire neutralisées, monotones, réduites à une exposition de camelote. Avant qu'il ne soit trop tard, il faut se précipiter dans Paris ou Bangkok où affleurent encore sous le décor de la mondialisation quelque chose du passé historique (les monuments sont à éviter).

jeudi 24 mai 2018

Machines

Quand la mémoire entière aura migré dans les machines, la vie s'éteindra. En attendant, nous entrons dans le temps de la tristesse.

Malades

Ces gens pour qui la maladie est une raison de vivre. Affectés de ceci, de cela, toujours malades. Ne le sont-ils plus, ils cherchent le moyen de tomber malade.

Rêve

C'est un examen de culture générale, disais-je à Monfrère, pas de théologie, on ne te demande pas le contenu de Dieu!

Reflux

En convalescence - mais de quoi?

Impasses

Je prends des notes, m'intéresse au problème des tours de Hanoï, fais la vaisselle, cherche des films de Julien Duvivier, de la musique indépendante; soudain j'éprouve le besoin de m'allonger, ce que je fais sur le canapé. Une mouche m'agace. Je la tue. Une autre. Je la tue. A la troisième, suffit! Je descend dans la chambre à coucher (elle est en partie enterrée). Sur le point de rabattre les volets intérieurs, j'aperçois Sanz. Sa tête est à la hauteur de la fenêtre. Comme un renard approchant des poules, il est à l'affût. Je toque contre la vitre. Il sursaute. J'ouvre.
-Que fais-tu dans cette impasse?
-Il y a des femmes derrière ton jardin, je voulais les voir.
Nous rions. Je fais le noir, je me couche. Pas de vertiges, mais une fatigue! Dormi dix heures la nuit dernière, je me rendors. A la fin, je rêve que je rêve. Gala est dans le couloir, adossée à la paroi.
-Maman!
Elle est aussi dans mon lit.
-Maman, maman!
Un phénomène de bilocation, me dis-je. Et pour faire venir Gala du couloir dans le lit, je crie:
-Maman!
Ce qui me réveille.

Vertiges

De nouveau des vertiges. A peine éveillé, la tête sur le côté, j'ouvre les yeux et le corps bascule. Il s'envole, se positionne au-dessus du lit, revient. Les yeux clos, je fixe un point imaginaire. Un peu mieux; mais je n'ose plus bouger. Or, il faut se lever. Assis, que se passera-t-il? Et debout? L'an dernier, à Pâques, dans ce chalet de location, à Hauteluce, lorsque le matin je me plantais devant le miroir de la salle de bains, à peine aperçu mon visage, le corps s'en allait m'obligeant à me retenir au lavabo.

Paroles

Sentiment que les gens ne parlent pas. Ils parlent, oh, ils parlent, et en Espagne plus qu'ailleurs, mais il ne se dit rien, derrière les sons c'est à peine s'il y a des mots, du sens, de la force.

Longue vie 2

Me travaille aussi l'idée d'un départ qui serait un arrachement heureux, toutes circonstances habituelles mises de côté, de ces départs intempestifs pour des lieux sans attaches (la légèreté ainsi acquise ayant pour fatale contrepartie une approfondissement de la solitude).

Longue vie

Je commence à trouver la vie longue en ce sens que je découvre avec étonnement et même incrédulité, quand l'occasion en est donnée, photographies, anecdotes ou souvenirs, celui que je fus

Querelle

Ces jours, occupé à me quereller à distance, par messages, avec Gala, disons plutôt me battre au vue de l'enjeu, une définitive séparation, bien qu'il entre dans ce conflit peu de mots écrits, d'oraux aucun, ce qui laisse autant et plus de place au tracas.

mercredi 23 mai 2018

La cognition

A l'instant au pied de l'église, en partie haute du village, pour lire ce livre épais au titre inquiétant, La cognition (je veux traiter des rapports entre cybernétique, postlibéralisme et démocratie de masse dans l'essai promis à l'éditeur pour octobre) qui en plus d'être passionnant se lit plus facilement que je ne l'imaginais, à moins que je n'ai fait de progrès de compréhension, ce qui au regard de l'effort produit l'an dernier lorsque j'ai commencé de travailler le sujet est probable. Du parvis de l'église, fermée depuis le départ du dernier curé devenu professeur de ski, on a une échappée sur la route qui ramène dans la vallée de l'Aragon et sur les toits de notre quartier, principalement celui rénové avec des pierres plates de la rivière et qui appartient à ce Madrilène dont la maison mérite d'être décrite comme une luxueuse forteresse campagnarde; comme je l'admirais, la comparant à ma maison qu'il conviendrait d'appeler une "masure", je me souvenais des efforts interminables (qui de fait se terminèrent par la fuite hors des lieux et du pays) consentis pour assainir, viabiliser et rebâtir, dans l'Ain, la cure de L'hôpital où je m'étais installé en 2005. Ces efforts m'éreintaient et impliquaient l'investissement de fortes sommes de sorte que quand je ne travaillais pas à la maison, je travaillais pour produire de l'argent. Fixant le toit impeccable du Madrilène (il se dit au village que la maison a coûté deux millions et en vaut aujourd'hui, après la crise, à peine un), je remarquais que, depuis deux ans que je suis à Agrabuey, son propriétaire ne s'était encore jamais montré, me félicitant de vivre dans une maison qui coûte, tous frais additionnés, moins de trente euros par mois, ce qui me permet de lire, au pied de l'église, à l'heure qu'il me plaît, des livres tels que La cognition,

mardi 22 mai 2018

Faiblesses

Déclarer vos faiblesses vous rend aussitôt sympathique.

Pécores

Ces femmes, idiotes achevées, qui s'achètent une virginité morale en fustigeant les comportements certes peu défendables des hommes avec qui elles étaient en commerce sans s'apercevoir que ce procès, monté par les hommes du pouvoir, préparent leur prochaine dévalorisation en tant que marchandise sexuelle à l'usage des nouvelles population d'Europe aux mœurs sexuelles rudimentaires.

Rire

Les rats qui rient le plus sont préférés comme partenaires de jeu.

Jungle

Quand la plupart des consciences migre vers des réseaux-machines où le poids des transmissions tient en quelques mots, le vivant se raréfie dans la jungle des textes.

Vérité d'Etat

G., cette femme de Londres que je souhaitais rencontrer et avec qui j'ai pris contact, autant pour l'avoir aperçue et trouvée charmante que pour le caractère qu'annonçait son physique, mais encore du fait de ses préoccupations intellectuelles, tournées vers le vélo de long cours et les vagabondages littéraires, habite dans un quartier de la capitale que je connais. Or, on y habite parce qu'on est pauvre, donc faute de pouvoir le quitter (j'exclus cette raison, elle a des moyens, ses livres rencontrent le succès), parce qu'on est musulman (elle ne l'est pas) ou en raison, dernière option, d'un parti-pris. Ce qui, conclusion oblige, me fait entendre que nous ne pourrons converser que pour se heurter bientôt du fait de nos adhésions personnelles. Telle est la division idéologique introduite dans notre démocratie par la vérité d'Etat. Rappel d'un temps récent, à l'est, où la méfiance démobilisait toute tentative d'amitié (reste l'amour, par nature dangereux).

Mai

Drôle de temps, dit-on chaque année en mai, c'est le cas; la matinée est ensoleillée, puis les nuages s'amoncellent au-dessus des toits, les moutons bêlent, les gouttes tombent. Avant de se cloîtrer pour éviter l'averse, les voisins sortent dans l'étroite rue boire un vin. Le paysan tape à ma porte. Je sors.
-Les vaches de Roberto ont vêler? Il m'a semblé voir tourner les rapaces qui chassent le placenta.
Ensuite nous parlons de Berlin. La fille du paysan s'est fait dérober son passeport, il a fallut descendre à la ville où la garde civile à envoyer un double à l'aéroport de Shönfeld. J'évite d'insister sur l'insécurité des capitales-poubelles, cela mènerait trop loin. Pour le voisin, c'est un cas isolé, faiblement statistique - vue d'Agrabuey la réalité est autre. Un craquement a lieu dans le ciel. Une grêle s'abat sur le quartier. Je rentre et dresse la tête. A travers les Velux nouvellement posés, je mesure la taille des pépites, songeant aux cerises de Sanz, inquiet pour le capot de ma Dodge. On tape encore à la porte. Sanz, encore lui, il apporte un bol de "perro chico", champignons ramassés à l'aube sur le versant sud de la montagne.

Suite

Celui qui manque de suite dans les idées est un citoyen à l'utilité pleine, adaptable et souple dans ses convictions, porteur de virtualités, de directions, bref un élément sûr. A l'inverse, celui qui marchant selon des principes, chevillé à des buts et marqué au sceau du caractère, n'ordonne son action à celle de la société que pour autant qu'elle convienne, est un citoyen à risque, objet de défiance voire de contrôle. Reste celui qui n'a aucune suite dans les idées, le fou.

Problème

"Gala!", appelle Gala, de sa voix habituelle, quelque part dans la chambre, alors que c'est la nuit, qu'il fait noir, que le village est silencieux et que Gala est absente, à des centaines de kilomètres. Le problème, je ne dors pas.

Antiracisme

De tous les concepts fabriqués dans un but d'asservissement des foules, celui d'antiracisme est le plus toxique. Passe encore que certaines bonnes âmes, naturelles ou intellectuelles, à l'époque où Benetton, le marchand de couleurs, montait son escroquerie commerciale, aient cru utile de battre en brèche le démon du racisme, mais aujourd'hui? D'ailleurs le reflux est significatif: hormis les politiques qui espèrent récolter des voix jusque chez les gens qu'ils méprisent et par profession ne distinguent pas entre le grain de l'ivraie, il n'y a guère que des assistés mentaux payés par des millionnaires pour promener des calicots en faveur de l'antiracisme. Problème, le mal est fait. Notre savoir a fondu sous le poids des masses périphériques déversés sur les villes, la culture est abâtardie, la langue étiolée, le civisme l'ombre de lui-même. Deux camps sont en voie de constitution: les suicidaires qui nient la réalité - "tout va bien" - et les affreux: ceux-là essaient de passer en coulisse. Quand le drame sera joué, ils reparaîtront avec des habits neufs, proclamant qu'ils n'ont jamais été de ceux qui soutenaient l'antiracisme. Ici, enfin, ils auront raison, l'histoire se répète: les collaborateurs, ces girouettes, ont vite fait de s'inventer des actes de résistants.

Manger

Moi qui aime manger, mon plaisir va faiblissant. Pire, je me méfie de la variété. Ces étalages de poisson, de charcuterie, de tartes, de mets préparés m'inquiètent. Leur vue déclenche un sentiment de duperie. Les victuailles prises la semaine dernière dans ce supermarché de Tarbes dont j'ai écrit ici qu'il était en réfection et condamnait les acheteurs à participer au jeu du chat et de la souris, m'ont paru d'une essentielle pauvreté. Va pour les fromages, mais le canard, le steak, les fruits, le pain. Aussi limité-je ma consommation au riz, aux pâtes et aux légumes du nord, chou, carottes, betterave que je compose avec de l'huile d'olive, de l'ail et de l'oignon. Comment en est-on arrivé là? Il y a vingt ans, je vivais dans la campagne du Gers, les marchés de rue étaient encore achalandés. Aujourd'hui, c'est misère. Les choses de la terre ont migrées vers la grande distribution où elles se sont dévalorisées. Rengaine de toujours, l'abus de position dominante, imparable.

Aggloméré

Depuis le départ d'Aplo déposé samedi au train à Saragosse, je repousse le moment de sortir des cartons ramenés d'Andalousie les deux ordinateurs de table sur lesquels j'ai l'habitude de travailler, conscient qu'il faudra une table et que la seule dont je dispose est un meuble au pieds de métal muni d'un plateau en aggloméré qui, introduit dans le salon, déparera son esthétique, comme la correction d'un dilettante déparerait une toile d'artiste.

Secrétariat

Les déformation professionnelles: Olofso, lorsqu'elle veut me faire la morale ou m'amener à trancher sur une question, écrit et parle un français de chargée de secrétariat comme si cette forme était le gage du sérieux.

R.E.M.

Avec mes amis d'adolescence, assis sur le côté de la scène où se produit devant des milliers de fans le groupe R.EM. Le chanteur, chevelu, barbu, hirsute, s'époumone dans un micro de taille, mais le son est nul.
-Que se passe-t-il? Demande V.
-J'ai la cassette de ce concert dans ma collection, dis-je, il est bourré, d'ailleurs c'est une des plus mauvaises périodes, je préfère Michael Stipe maquillé en chauve-souris et chauve.
A mes amis je propose alors de la bière que je visualise sous la forme de bouteilles de petit contenu, tout en étant désolé de ne pouvoir moi-même consommer (hors le rêve, je pratique depuis quelques jours un jeûne). Preneurs, tous lèvent la main. Alors je me réveille, quitte mon lit, saisis la torche (je dors dans un noir absolu) et monte à l'étage où se trouve la cuisine. Lorsque j'arrive devant le frigidaire, au lieu de m'avouer que je rêvais, je songe: "je rêvais, mais dois-je tout de même faire ce que j'ai promis de faire, apporter les bières?"

Nous en 2030

Dans ce livre étrange qui mêle fiction, analyse technique et politique martienne, D-P. De Sudres évoque le rapport de Lawrence d'Arabie à ses ennemis, insistant sur sa capacité surnaturelle à déjouer les attentats fomentés contre lui (l'Anglais se baisse pour renouer son lacet alors qu'un tireur d'élite vient d'appuyer sur la gâchette, il fait sauter un pont manuellement se sacrifiant dans l'attentat, mais les détonateurs résistent, etc.), pour soutenir en mystique que celle-ci découle de la nécessité du destin à s'accomplir, ici unifier des nations arabes déchirées, assenant pour preuve ce fait qu'aussitôt après avoir quitté l'armée pour retourner à la vie civile, l'officier périt dans un banal accident de motocyclette. Explication outrée et à forte valeur émotionnelle que je ne suis pas loin de cautionner, persuadé que de telles phénomènes spirituels influencent de leur énergies, dans l'art par exemple, mais encore dans l'aventure, les actions pour lever les obstacles et les conduire à leur terme. Ce qu'on pourrait dans un contexte théologique - le vocabulaire des différents lexiques recoupant à mon sens une seule et unique réalité - qualifier de "foi". Un expérience intéressante en administre semble-t-il la preuve. Elle est dite "effet mouton-chèvre". Soumis au test de Zener qui consiste à deviner quelle carte va être tirée d'un jeu, deux groupes, les moutons et les chèvres, sont constitués d'une part d'individus rationalistes, d'autre part de crédules. Les succès sont significatifs d'un côté, médiocres de l'autre. Plus que cela, l'expérience pratiquée sur la durée, les individus rationnels obtiennent des résultats au-dessous de la ligne de base du hasard. Hier soir, je regardais un film de cinémathèque de l'année 1965, Les grandes gueules. Jean-Claude Rolland y interprète le rôle d'un ex-prisonnier joueur et tricheur invétéré. Son amante (Hénia Suchar,  mon idéal féminin) l'ayant quitté en raison de ce vice et menaçant de le quitter encore lorsqu'elle s'aperçoit qu'en dépit de ses promesse il s'adonne toujours au jeu, celui-ci brise ses dés à la hache. Un jour plus tard, il meurt.

Guerre

"Fût-il provisoire, le rétablissement par élimination du nombre est pourtant une vieille recette. Le capital en danger, soit change de mains, soit se raffermit par accélération". Calaferte, Trajectoires.

Huiles

Devant le Parthénon, cette Asiatique, marchande à la sauvette qui présentait des huiles miniatures. Comme nous nous approchons, elle nous explique (en Français, probablement est-elle vietnamienne ou cambodgienne) qu'avec son mari, chaque matin, elle part à la recherche de bois flotté. Et de nous démontrer en amateur passionnée les avantages de ce support où elle pose ses touches de couleur afin de reproduire à l'intention des touristes les ruines de la citadelle.
-Hélas, il est de plus en plus difficile de trouver du bois flotté...
Commentaire que je m'adressais à moi-même tandis qu'elle vantait les qualités du support, cherchant quel cours d'eau elle pouvait bien arpenter dans cette capitale bétonnée. Aplo et moi, gagnés par l'enthousiasme, parcourons les huiles et disputons de leurs mérites cependant que la peintre demeure là, un sourire étale sur la face, ne prononçant pas un mot pour encourager l'achat, le prix de ses oeuvres étant par ailleurs dérisoire.

lundi 21 mai 2018

Téléphone

Dynamique d'auto-renforcement de l'objet technique: plus de personnes ont un téléphone, plus il est utile d'en avoir un.