samedi 23 décembre 2017

Conjuration

Comme si ne pas vieillir c'était s'adapter à son temps!

Intégrité

Ne jamais se montrer ignorant par humilité; l'ignorant tiendra compte de chacune de vos ignorances.

vendredi 22 décembre 2017

Humanité

L'histoire particulière de l'humanité tient à ce que chaque individu, aucune autre espèce n'en est capable, fait pour échapper à la pesanteur. Tomber n'est pas le problème, mais retomber, c'est à dire abandonner la visée de l'impossible.

Eternel non-retour

Je suis un homme du refus. Rapidement, j'ai misé sur quelque chose d'autre. Qui ne fait pas partie de la proposition. Cela ne rend la vie ni plus facile ni plus heureuse. Mais la leste.

Atelier

Peintre, il l'était d'un seul tableau. Un paysage acheté au puces de Saint-Ouen, un travail d'amateur, "le printemps". Dans sa chambre en mansarde, à la sortie de l'atelier, il l'adaptait aux saisons, peignant et repeignant la colline et les champs qui la bordaient, y mettant selon de la neige, de l'herbe verte, du soleil, des pénombres ou des feuilles tombées.

Lire

Je n'aurai pas réussi à persuader mes enfants de lire. Peu importe l'école. Passer l'âge de l'éducation, elle vous coiffe. Autant garder sa chevelure.

Minorités béates

Revendications vocifératoires des minorités. En catalogne par exemple, quand il y a mise en scène improbable d'un drame fictif par une poignée de politiques ou à bas régime, pour compenser je-ne-sais quelles frustrations intimes, toujours réelles, dans les mouvements de conscience, animaliers, féministes, sybarites: que ne voient-ils pas que l'orchestration planétaire des nombrilismes ne vise qu'à dissoudre toute identité traditionnellement constituée dans un schéma post-historique avec options sur capital?

Vin

Dans la rue tout à l'heure. Le voisin sort une bouteille, il approche les verres. Des verres plats qui  contiennent une gorgée. Nous parlons. De rien. Quand le soleil tourne au-dessus du toit, la rue est à nouveau dans l'ombre. Chacun souhaite bon appétit, nous rentrons, les portes se ferment.

1939-2017

"[] si je me tais, ce n'est point par orgueil; pour un peu je dirais que c'est au contraire par modestie et plutôt encore incertitude. Je puis être, et je suis souvent, d'accord avec le plus grand nombre; mais l'approbation du plus grand nombre ne peut devenir à mes yeux une preuve de vérité. Ma pensée n'a pas à emboîter le pas et, si je ne la crois pas plus valeureuse par le seul fait qu'elle diffère et se sépare et s'isole, c'est du moins lorsqu'elle diffère qu'il me paraît le plus utile de l'exprimer. Non point que je me complaise à cette différence, ayant d'autre part grande peine à me passer d'assentiment, et non point que les pensées me paraissent moins importantes si elles sont très partagées; mais il importe alors moins de les dire." André Gide, Journal, 1939.

Sous-marin

A ces choses là, mécanisées, alchimiques, retorses, je comprends que dale, le cerveau étant ce qu'il est, taré et marqué d'impasses, mais je garantis que les frères Jésus on dit: "c'est réparé, elle ne couinera plus!" Or, c'est pire! Mas chaudière des années 1970 a l'estomac plein d'oxygène, elle rumine, elle ahane, elle éructe, tout ça dans l'eau - après tout son travail c'est la gestion de l'eau - bref, j'ai l'impression de vivre et surtout de dormir, car c'est la nuit qu'à la faveur du silence ses manifestations de souffrance sont les plus fortes, dans un sous-marin.

Feu

Chaque soir, à l'usure, je finis par me mettre devant un film auquel je renonce à mi-parcours pour le feu, que je regarde brûler et qui remédie à l'ennui que j'accumulais.

Vectorisation

Ce qui manque, ce n'est pas l'intelligence, mais la conscience de l'objet auquel l'appliquer. Nous faisons erreur sur l'objet.

Investir

Acheter une planète et bâtir un parc de divertissement à l'échelle 1/1, tel est le retour majeur sur capital.

Ironie

Les sondes envoyées dans l'espace à la rencontre de la vie extra-terrestre comportent (drôle de terme, je reprends le jargon des journalistes) un message d'unité.

Billets

Venu à Agrabuey avec deux mil Euros, je les ai collés dans un livre ou dans un tiroir, ou dans un cahier que caché dans un livre, bref, je n'ai plus de quoi acheté un pain car dans le déplacement des cartons, le stockage des livres, le regroupement et de dégroupage, je n'ai plus la moindre idée du parage de mes billets. Tout-à-l'heure, j'ai versé sur le plancher un fond de monnaies qui remplissait une tasse et j'ai fait le compte: de quoi acheter du pain pour deux jours. Il y a la carte, mais à la boulangerie? Le problème est que tous les meubles visibles depuis ma table de travail (installée au milieu du salon - enfin, de la pièce unique, salon-cuisine-chambre) ont été nouvellement achalandés au cours des dernières septante heures de livres. Je ne peux pas en ouvrir trois mille l'un après l'autre.

Cueillette

Avec ma hache forgée à Albacete, parti sur le sentier du Graal qui aboutit à l'ermitage de San Adrían (on va croire que j'invente). Le troupeau du cousin de Calasanz venait de passer et j'enfonçais dans la gadoue. Comme ces jours j'ai un problème de chaussures - lié au déménagement - je portais des mocassins de daim à tiges. Afin de ne pas souiller, j'avançais donc avec circonspection, ce qui, un promeneur m'eut-il croisé, aurait paru étrange, vêtu que j'étais de pantalons de camouflage de l'armée thaïlandaise. J'attins la ferme où j'éloignai deux chiens de garde de mon bâton et grimpai un itinéraire de randonnée à cheval qui passe sur la France. Mais revenons au présent: il y a le choix et autant de variétés de sapins; rien à voir avec ces produits israéliens bien coordonnés, des sapins des Pyrénées,  vifs et verts, certains constellés de pives. Sauf que la plupart ont un défaut. Celui-ci est grillé sur le flanc, celui-là tire sur le roux. Je saute en bas du chemin et m'engage dans un lit de rivière à sec. Alors je trouve mon spécimen, un arbre de trois bons mètres, raide, fourni et viril comme une flamme. Je sors ma hache, j'entame sa base. Aussitôt, je vois pourquoi je me suis coupé à Malaga en jouant devant la cible de mon bureau: aiguisé, le métal pénètre sans effort. Les entailles sont si profondes qu'en quelques coups le le sapin se couche. Je le cache dans le lit de rivière, puis je retourne à Agrabuey par la route (trop de boue de l'autre côté). Dans le vallon, les vaches sont accompagnées de leurs veaux. Longtemps que je ne voyais pas ce spectacle. Puis je découvre cette bergerie en ruine. Une maison basse de pierres cendrées. Elle ouvre sur un champ muré, elle a sa fontaine, ses abreuvoirs, en contrebas s'écoule la source qui irrigue Agrabuey. Quand je dis "en ruine", il faut préciser: plus de toit, de la végétation dans les creux et les poutres cassées. Mais le soleil baigne si bien la scène que si je m'écoutais, j'appellerais immédiatement le propriétaire et si j'étais de ceux qui possèdent un carnet de chèques, je signerais. Avant qu'elle ne finisse, c'est dans ce genre d'endroit qu'il faut espérer refaire sa vie.

Peuples seconds

Si nous n'avions pas colonisé, ils ignoreraient jusqu'à notre existence; tel est le bonheur qui fut confisqué par nos ancêtres.

Mudanza 2

Sept heures, le téléphone sonne.
-Ils sont dans ta rue, dit ma belle-mère qui appelle de Hongrie.
Je sors la torche à la main. Deux Hongrois en training fument devant l'ancienne école. Ils manoeuvrent le camion, débâchent, aussitôt transportent canapés, chaises, luminaires et cartons. Comme d'habitude, Imre me montre des photos de ses derniers tirs militaires, puis ils boivent un café et annoncent qu'il repartent sur Saint-Sébastian par la nationale.
-Pour aller ?
-A Bruxelles. Nous avons un autre déménagement là-bas. La nationale, pour économiser.
Je leur explique la différence entre "autopista" et "autovía" : la première est payante, la seconde ne l'est pas.
-Ce sera plus rapide, non?
Imre note les sigles, A et AP, explique à son collègue dans leur langue fabuleuse ce qu'il ne faut pas faire: s'engager sur une autopista, une AP.
Bruxelles! Penser qu'ils arrivent de Budapest, qu'ils viennent de passer la nuit dans le camion (il fait -5°), qu'ils viennent de décharger mil cinq cent kilos et sont attendus à 2000 kilomètres où ils attaqueront aussitôt la suite du travail!

Mudanza

Bonne surprise lors de mon arrivée à Agrabuey, les frères Jésus ont allumé la chaudière et comme le réfrigérateur à redémarré, la bière est froide. Mais à peine déchargée la voiture, le téléphone sonne.
-Tonfrère m'a donné ce numéro, c'est bien toi?
-Oui, papa, c'est moi.
-Ecoute, les Hongrois arrivent. Aux dernières nouvelles, ils étaient à Montpellier.
-Non, non ! Ici, c'est tout petit, ils ne peuvent pas travailler de nuit, je vais réveiller tous les villageois?
-...
-Qu'ils dorment à Saint-Gaudens, je leur paie l'hôtel. Et puis, ils ne se rendent pas compte: la route est pleine de lacets, il gèle, mes meubles vont finir dans le ravin.
-Bon, je vais voir ce que je peux faire. A propos, j'ai fais charger des Pilsener de Tchéquie. Salut!



Traversée

En route pour le Nord de l'Espagne par Madrid et Guadalajara. Dans cette dernière, apéritif puis hôtel quatre étoiles, celui-là même où nous avons passé des jours d'été, il y a quatre ans. La bâtisse colossale est flanquée de colonnes néo-classiques, les balcons des chambres donnent sur une urbanisation abandonnée lors de la crise de 2008: au milieu des champs, un réseau de routes éclairé par des réverbères fantômes. Je me présente à la réception avec un chou, une demi-mangue et deux oignons, ce que j'ai sauvé de mon frigidaire. Pour le reste, contentement à profiter du luxe, et pour mieux en percevoir les effets, je me comporte comme un riche, je gare ma voiture à quelques centimètres du tapis rouge de l'entrée, change de chemise dans la partie salon de ma chambre, commande une Guiness au bar puis vais faire les boutiques au centre commercial. Plus tard, je reviens au bar et passe la soirée avec un couple d'Anglais originaires de Northampton. Lui, conseillé en sécurité sur les chantiers. Ce matin, il surveillait le déplacement aérien d'un conteneur d'acide, demain il s'envole pour Singapour. Je raconte notre été à Withburn, cette banlieue de maisonnettes rouges entre Glasgow et Edimbourgh.
-Whitburn! Mon pauvre! Ce qu'il y a de pire en Ecosse! Combien de temps?
-Vingt jours sous la pluie!
-Oh ça, dit la femme, voici que racontent les Ecossais: quand on fixe les collines et qu'on ne les voit pas, c'est qu'il pleut, quand on les voit, c'est qu'il va pleuvoir. Pour moi, j'adore Guadalajara!
-Première fois en Espagne?
-Oui.
Je me retiens de lui dire que c'est une des villes les moins gracieuses du pays.

Chose

Regardez une chose de près, regardez-la de loin! Savons-nous ce que c'est? Comment savoir si ce qu'on nous appris de cette chose, ce que nous savons d'elle, n'est autre que le résultat de l'apprentissage?

Géométrie

A nouveau dans la géométrie du déménagement. Depuis juillet, j'ai passé une heure avec Gala, dans une pizzeria de gare de Lausanne. Dans ces conditions, vais-je rester en Andalousie? Il y a vingt jours, je terminais une période en moine: horaire strict, séances d'entraînement matin et soir, flocons d'avoine, film, sobriété, puis, rentré en Suisse, pour la première fois, je ratais un examen (Krav Maga - comme disait Monami qui étudie les plantes et passe lui aussi des évaluations: "ce la na va pas changer notre vie!"); oui, sauf que cette année, j'aurai tout raté: l'essai d'abord, à réécrire, le roman ensuite, refusé, le récit enfin refusé - placé chez un nouvel éditeur, il est désormais en attente. Voilà, cette période se termine. Il y a un mois, j'étais dans le trou, aujourd'hui je siffle et je fredonne (il fait beau dans la montagne (je note cela à Agrabuey), Noël, ma fête préférée, approche et Gala annonce sa venue). Cependant, j'hésite à rester seul en Andalousie. Cet appartement sur la mer est onéreux, les enfants n'y viennent que trois fois de l'an et Gala "n'aime pas parler l'espagnol". Alors je prévois, je récupère des cartons le long de l'avenue de la Méditerranée et j'enferme une fois de plus des livres (les volumes sur le transhumanisme étudiés pour l'essai, ils serviront lors de la réécriture), puis un matelas, le vélo statique, le canoë... En effet, si je donne mon congé en mars, devra être jeté tout ce qui n'entre pas dans la voiture.

jeudi 21 décembre 2017

Retour

A pied à l'aéroport. Il neige, le trottoir est gelé. Je patine. Le trottoir traverse une zone industrielle. Deux kilomètres, toute la zone. Et j'ai oublié, je porte ces chaussures de chantier achetées à Southend l'an dernier. Elle trônaient sur la bibliothèque de mon arrière-boutique, elles ne sont pas formées. Au bout de dix minutes, je saigne. Trop tard pour rebrousser chemin. Ma valise sur le dos, je poursuis. Ensuite, il faut passer les contrôles. Ivre, c'est difficile. Toutes ces choses que l'on porte sur soi, qu'il faut retirer, poser dans le plateau et reprendre, je perds le compte. La sécurité est aimable, elle m'aide. Je fais bonne figure, dès fois que l'on m'interdise l'accès de l'appareil. Seul avantage de mon état, le vol de deux heures ne dure qu'une minute. La minute d'après, je suis en Espagne et je déguste un "mixto on huevo" sur une terrasse ensoleillée.

Juge 2

Fribourg - mille personnes sur le quai de gare, dans le souterrain et sur l'esplanade. A vingt mètres, une ville silencieuse aux trottoirs enneigés. Le rue de Romont, éteinte. Plus bas, place Georges-Phyton, une automobile me laisse passer. D'un geste, je remercie. Si tôt, cet homme a déjà les bons réflexes! Il y a des héros. Je passe devant le magasin biblique. A gauche, à l'entrée de la rue de Lausanne, je vois que le Libanais à décroché nos cadres d'affichage. La boutique est vide. Un ancien militaire de l'armée d'Aoun. Bon gars, mauvais cuisinier. Il a dû partir. Ou alors, lui aussi a été convoqué. Comment peut-on? Convoquer ainsi, en pleine nuit, quand il neige, au milieu de ce décor de molasse? Ajouter un peu de lumière ! Eclairez-moi! C'est sinistre et froid et sombre. Pourtant, c'est réel. Suisse. Un Espagnol prendrait les jambes a son cou. Il fuirait. Pour peu qu'il ait vu des films, il tenterait le suicide. Et puis, je dois chier. Or, il s'agit d'arriver à l'heure. Manquerait plus que ça: prouver d'entrée que l'on est voyou. Mais boire un café serait trop long. D'ailleurs, il n'y en a pas. Sous les enseignes, les salles sont plongées dans le noir, les chaises tournées sur les tables. Ce n'est pas que j'aie mal au ventre, mais je ne suis inquiet. Etre convoqué, on sait ce que ça signifie: jouer selon des règles inconnues. Mon pays, j'en dit: "rien de plus beau!" Puis à part moi, "quand on le regarde ou s'y promène, de préférence : près des sommets". Oui, triste mécanique morale. Impeccable et inadaptée - à jeter aux orties. Mais qui a ses serviteurs. En pantoufles. Puis je me ravise. L'Etat fait bien les choses. Dans une ruelle médiévale, derrière le Tribunal, je trouve des toilettes éclairées, chauffées et propres. De plus, elles ferment. Je m'installe. Quel meilleur endroit pour réviser son texte?

Juge

Les wagons manquent de places. Les collégiens encombrent le couloir, s'accrochent et s'ignorent. Certains saluent. Deux filles discutent l'horaire de leur bus: "...il avait cinq minutes de retard, tu te rends compte! Combien? Cinq. Enfin, quatre et demie. Et j'étais seule avec le chauffeur. C'est impossible! Cinq minutes je te dis! Incroyable! Le 123? Non, le 5679! Mais oui, le 123! Mon bus, celui du jeudi. J'ai dû courir. Et attend, hier... quel jour c'était? Mardi. Enfin hier, il avait de l'avance... C'était un nouveau. Un nouveau quoi? Le chauffeur, il était nouveau!" Dehors, nuit noire. Au passage des gares, on voit qu'il neige. Etonné d'être là, mon sac entre les jambes, les genoux serrés, les mains sur les cuisses, le regard ballotant. Rassuré aussi : la seule fois de l'année où je suis obligé - ici par un juge; il est sept heures, je suis convoqué au tribunal. Mandat de comparution. Le juge - on dit "président" - me fait venir à lui, au besoin me fera chercher; pour le reste, quel droit? Devant ce rapport de force et avant qu'il ne se défasse (il tient à l'illusion que la société de l'avenir accomplit la société passée - mais encore à la crédulité de ces étudiants que l'on prépare à tomber dans le piège), il faut céder, monter dans le train, se laisser conduire, partager le wagon avec d'autres victimes, descendre à l'heure, se rendre aux rendez-vous obligatoires, eux l'apprentissage contraint de la réalité, moi l'imposition de la voie juste, et nul doute qu'à force de pratiquer la réalité de cette façon, elle ne se referme puis devienne nécessaire, et les étudiants feront et referont le chemin jusqu'au moment où le train les débarquera dans le monde adulte, alors ils n'auront plus qu'une idée, monter dans le bus 123 en espérant qu'il n'ait pas de retard, car il ne faut pas rater le train. Les plus dégoûtés s'écrieront : "allez-voir si c'est mieux ailleurs!"

mercredi 20 décembre 2017

Lierre

"Non!" dit l'infirmière à la gitane.
-Oui, mais...
-Oui, mais non, précise l'infirmière.
-C'est que... c'est urgent!
-Nous sommes pleins! Et ces gens-là attendent!
-Si je monte? Je croiserais le médecin...
-Impossible.
-Je monte!
L'infirmière se saisit du téléphone, elle appelle le médecin, il ne répond pas. L'air dépité, elle repose le combiné, quitte la cabine, jette un œil dans l'escalier, constate: la gitane a disparu dans les escaliers.
Cette attitude anti-constructive a ses bénéfices. La gitane obtient ce que les Espagnols peinent à obtenir. Mais parce que ces derniers diffèrent le besoin, ils construisent. Ils établissent des normes et les respectant, tiennent le système. Ils obtiennent par les règles alors que la gitane se faufile. Sa règle ce sont les failles. Le lierre file autour du tronc. Et il faut un arbre. Héritier du temps. De l'intention. De la mise en retard du besoin.