samedi 22 août 2015

Attalens

Marche populaire des 20 kilomètres d'Attalens. Nous prenons le départ en milieu de matinée. Le tracé passe par la forêt, le Mont-Chéseau et Chexbres. Dans la première montée, Luv se plaint. Elle a mal aux pieds. Je la fais asseoir, je vérifie ses chaussures. Ce sont celles que nous avons achetés il y a une semaine en Andalousie. La chaussure de gauche pointe du 38, celle de droite du 37.

vendredi 21 août 2015

Problème

Pour un homme méchant, j'ai un problème: je veux faire plaisir.

jeudi 20 août 2015

Constance 2

Fini d'écrire Constance ce matin. Le livre portera ce sous-titre: Guide touristique à l'usage des aveugles. Le narrateur, un Suisse, arrive de Kreuzlingen. Il rédige le guide au gré de sa promenade. Son contrat stipule qu'il doit rendre sa copie à la fin de la journée. Or, le travail est difficile: il doit sans cesse trouver des parades sachant que ses lecteurs ne pourront lire seuls et, se promenant, ne verront rien.
Après les dernières corrections, je prends mon sac à dos et descends rue du Jura faire des achats chez Denner. A la caisse, je rencontre cet aveugle que je croise parfois; il attend avec son chien que le gérant du magasin lui remplisse son sac. Soudain le gérant quitte les rayons et s'approche de son client. La liste manuscrite que lui a remis l'aveugle en main, il demande :
- Des saucisses, mais des saucisses comment? De veau ou de porc?

mercredi 19 août 2015

Professeur

Accompagné de deux filles, j'allais habillé de blanc dans le style des professeurs de tennis de film porno des années 1970.

mardi 18 août 2015

Dormir

Quand je dors, je me demande si je dors, c'est dire si je dors.

dimanche 16 août 2015

Constance

Fin de semaine à Kreuzlingen. Trois jours de pluie. Le lac est bleu et gris. Le lac fume. Sur la berge, le long de la piste cyclable, des familles. Équipées de ponchos, elles pédalent tout sourire, face au vent. Le dimanche, je me glisse sous la tente et songe à cette rue étrange qui de Suisse mène en Allemagne. Elle bute sur la muraille de la ville de Constance. J'écris une phrase et prends le vélo: je roule huitante kilomètres. Au retour, la phrase est toujours là, mais plus nombreuse, entourée d'échos. De retour à Fribourg, sur la colline du Guintzet, je la taquine et trouve qu'elle pourrait bien servir d'amorce à un récit. Dans l'immédiat, je note pour titre: Constance.